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La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie - Année 2010

La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie - Année 2010
Date de publication : 26/11/10
Thème associé :
Racisme

La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie - Année 2010

L’étude des phénomènes racistes en 2009 faisait apparaitre un paradoxe : alors que les français étaient de plus en plus tolérants, les préjugés racistes reculant dans l’opinion, le nombre d’actes et menaces à caractère raciste, antisémite et xénophobe constatés par les services de police et de gendarmerie n’avait jamais été aussi élevé. En 2010, il semble que le mouvement se soit inversé : le nombre d’actes à caractère raciste, antisémite et xénophobe constatés par les services de police et de gendarmerie est en net recul ; mais le lent et continu mouvement d’ouverture de la société française vers « l’autre » - l’étranger, l’immigré – marque le pas.

La tolérance recule, les sentiments xénophobes se diffusent. La persistance d’un tel phénomène, dans un contexte de crise économique qui favorise les craintes et les incertitudes, appelle à rester vigilant. Bien plus, elle révèle l’urgence d’avoir une vision complète, objective et lucide de la situation, au regard à la fois de la réalité du racisme et des actions concrètes visant à son élimination.

C’est dans cette double démarche d’information et de sensibilisation que s’inscrit le rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Le rapport 2010 révèle que, malgré des efforts constants de la part des acteurs publics, mais aussi de la société civile, le combat est loin d’être gagné.

A la veille de l’adoption, en 2011, d’un plan national de lutte contre le racisme – que la CNCDH appelle de ses vœux depuis de nombreuses années – le rapport de la Commission et les recommandations qui l’accompagnent mettent avant tout l’accent sur la nécessité d’une intervention dynamique en amont. Une telle entreprise n’est envisageable qu’à travers la mise en place d’une stratégie politique spécifique et concertée à l’échelle nationale en matière d’éducation, de prévention et de répression, ce qui nécessite une forte implication de l’ensemble des acteurs publics et privés opérant dans ce domaine.