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Déclaration à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère

Déclaration à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère - "Répondre à l’appel du 17 octobre pour éliminer la pauvreté : un chemin vers des sociétés pacifiques et inclusives"
"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré"

A l’occasion de la 30ème journée mondiale du refus de la misère, créée en 1987 par Joseph Wresinski, la CNCDH publie une déclaration rappelant fermement que la pauvreté est une violation des droits humains et que, à ce titre, la combattre est une obligation des pouvoirs publics. Placée au premier rang des Objectifs de développement durable adoptés en 2015, l'éradication de la pauvreté est un combat fort de la CNCDH.

Dans différents avis, et ce depuis 1990, la CNCDH a rappelé à plusieurs reprises que les situations de pauvreté, de précarité et d’exclusion sociale témoignent de l’indivisibilité et de l’interdépendance des droits fondamentaux et qu'à ce titre, la lutte contre la pauvreté est un enjeu fondamental des droits humains. Ainsi, la CNCDH rappelle que la pauvreté n'est pas seulement de nature socio-économique, mais qu'elle est aussi liée à la rupture du lien social.

Soulignant que les personnes en situation de pauvreté et d'exclusion sociale doivent être associées, à tous niveaux, à l'élaboration des politiques, aux processus de décisions et à l'adoption des mesures les concernant, la CNCDH insiste à nouveau sur le besoin d'une démarche véritablement participative, valorisant l'expérience et les connaissances des personnes en situation de précarité.