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Mutilations génitales féminines

Les mutilations sexuelles féminines constituent l’une des violations les plus barbares des droits fondamentaux des femmes aujourd’hui ; elles sont reconnues comme une atteinte grave à l’intégrité de la personne, l’expression d’une domination physique et psychologique exercée sur les jeunes filles et sur les femmes. Elles portent atteinte au respect de la dignité humaine consacré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Au-delà des questions de cultures et de traditions, les mutilations sexuelles féminines constituent de graves atteintes à l’intégrité physique de la personne. Nul droit à la différence, nul respect d’une identité culturelle ne saurait légitimer des atteintes à l’intégrité de la personne, qui sont des traitements criminels. La prise en compte, légitime, du respect des cultures ne saurait induire un relativisme qui empêcherait d’appréhender les mutilations sexuelles féminines en termes de violation des droits fondamentaux des femmes.

Au titre de la protection des droits fondamentaux des femmes et des fillettes, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a été amenée à de multiples reprises à se prononcer sur la question des mutilations sexuelles féminines (MSF).

Dans un avis fondateur en 1988 elle interpellait les pouvoirs publics sur la nécessité de s’engager activement dans la lutte contre ces pratiques et la prise en charge des victimes. En 2004, la CNCDH a conduit des travaux plus approfondis sur les mutilations sexuelles féminines en France et dans les pays d’origine des populations immigrées. Elle a formulé un certain nombre de recommandations pour améliorer la protection et la prise en charge des fillettes et des femmes. 10 ans plus tard, en 2013, la CNCDH a dressé un nouvel état des lieux des mutilations sexuelles fémines en France et analyser les politiques de lutte et de prévention, et de protection des victimes.

Chaque année, notamment à l'occasion de  la Journée internationale "Tolérance zéro face aux mutilations sexuelles féminines", la CNCDH appele les pouvoirs publics à ne pas poursuivre ses effortrs pour prévenir ces actes barbares en France et à l'étranger.