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Racisme sur Internet

Ainsi que l’affirme l’article 11 de la Déclaration de 1789, « la liberté de communication des pensées et des opinions est l’un des droits les plus précieux de l’homme ». L’internet, de par la remarquable tribune qu’il offre au pluralisme des opinions et des idées, son audience potentielle à l’échelle de la planète et son caractère participatif depuis l’avènement du Web 2.0, est de fait devenu aujourd’hui l’un des instruments les plus précieux de l’un des droits de l’homme les plus précieux.

Pour autant, lorsqu’il est dévoyé à des fins haineuses, le web, par son effet démultiplicateur, est aussi un redoutable vecteur de diffusion de contenus contraires au maintien du lien social, voire illicites. Leur banalisation est favorisée par la possibilité de l’anonymat et le sentiment d’impunité qui en découle.

Aujourd’hui, la prolifération inquiétante des discours de haine sur la toile se heurte au manque d’efficacité des politiques et des moyens mis en œuvre en la matière et d’effectivité d’un certain nombre de dispositifs législatifs. Si la CNCDH est fondamentalement préoccupée par la sauvegarde, et au besoin par l’extension, de l’espace public de libre discussion, elle n’en demeure pas moins convaincue que l’internet ne saurait en aucun cas constituer une «zone de non-droit où tout peut se dire, se faire et se diffuser.

Elle est également radicalement opposée à un contrôle a priori du net qui s’apparenterait à un régime de censure généralisée et aboutirait à la disparition de l’internet.