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Avis pour le 15ème anniversaire de la Conférence de Pékin sur les femmes

Avis pour le 15ème anniversaire de la Conférence de Pékin sur les femmes

A l'occasion du 15ème anniversaire de la Conférence mondiale de Pékin sur les femmes, la CNCDH salue le rôle de la France en matière de droits des femmes et l'invite à poursuivre ses initiatives. La CNCDH revient ensuite sur l'application du programme d'action à l'échelle nationale.

La CNCDH regrette que le 15ème anniversaire de la Conférence mondiale de Pékin ne se déroule pas dans le cadre d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies. Elle salue ensuite l'action internationale de la France pour la promotion des droits des femmes et formule des recommandations sur la position de la France à Pékin.

La CNCDH demande à la France de soutenir l'adoption d'un document final réaffirmant les objectifs du Programme d'action de Pékin. Elle demande en outre le soutien de la France à la création d'une entité unique de haut niveau sur la question des droits des femmes, ainsi que d'un mandat thématique de Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

La CNCDH indique ensuite que si les dispositifs constitutionnels et législatifs français assurent une égalité formelle entre les hommes et les femmes, sa mise en œuvre concrète demeure parfois problématique. La CNCDH pointe à cet effet le défaut de décrets d'application, de suivi, de coordination et de mesures contraignantes. Elle identifie sept domaines prioritaires sur lesquels elle souhaite attirer l'attention du gouvernement : le renforcement de la lutte contre les stéréotypes et préjugés sexistes par l'éducation et la formation, la diffusion de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes, la lutte contre les violences à l’égard des femmes, la pauvreté des femmes, le partage des responsabilités et la participation des femmes aux processus décisionnels, la protection des femmes dans les conflits armés et leur participation aux processus de paix et de reconstruction des pays en situation de post-conflit et enfin, le renforcement des mécanismes institutionnels et les outils chargés de l’égalité entre les femmes et les hommes.