La Commission nationale consultative des droits de l’homme a appris avec une profonde tristesse le décès de Joël Thoraval, qui présida l’institution de 2002 à 2008.

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Mis à jour le 6 août 2026

Haut fonctionnaire, préfet d’Île-de-France, il avait mis son expérience de l’État au service d’un engagement constant pour la dignité de la personne humaine. Président national du Secours Catholique de 1998 à 2004, il exerça un temps simultanément les deux fonctions, incarnant ce lien rare entre l’action de terrain auprès des plus démunis et le travail institutionnel de promotion des droits.

Sa présidence restera attachée à une avancée décisive : l’adoption de la loi du 5 mars 2007 relative à la CNCDH, qui a consacré la Commission comme l’institution nationale des droits de l’homme de la France, conformément aux Principes de Paris, et garanti son indépendance et son pluralisme. Cette réforme, qu’il porta avec ténacité et sens du dialogue, doit beaucoup au soutien constant que lui apporta Jean-Marc Sauvé, alors vice-President du Conseil d’Etat, dont l’appui fut déterminant pour lever les obstacles et conduire le texte jusqu’à son adoption par le Parlement. Cette reconnaissance est aujourd’hui inscrite dans le paysage institutionnel français et saluée à l’échelle internationale.

Ceux qui ont travaillé à ses côtés se souviennent d’un président attentif, exigeant et bienveillant, soucieux de faire vivre la collégialité et d’écouter chacune des voix qui composent la Commission.

La CNCDH adresse à son épouse, à ses enfants et à l’ensemble de ses proches ses condoléances les plus sincères, ainsi que l’expression de sa reconnaissance durable.
 

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