Le 19 mars 2026, dans un avis adopté à l’unanimité par les membres de la CNCDH, la Commission s’est prononcée pour la première fois sur le sujet de l’alimentation.

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Mis à jour le 23 mars 2026

Cet avis se fonde sur plusieurs constats. Tout d’abord, il revient sur l’urgence de la situation à différents niveaux (environnemental, sanitaire, social…). A titre d’exemple, aujourd’hui 8 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une alimentation stable, suffisante et digne. 

Ensuite, la CNCDH fait le constat d’une mobilisation croissante autour de l’alimentation et de ses conséquentes. Les mobilisations citoyennes se multiplient et les parlementaires ont déjà formulé plusieurs tentatives pour une meilleure reconnaissance du droit à l’alimentation. 

Enfin, elle observe un vide juridique. En effet, aujourd’hui il n’y a pas de droit unifié autour de la question de l’alimentation en France. 

Au sein de cet avis, la CNCDH formule 17 recommandations permettant de poser les fondements du droit à l’alimentation en articulation avec les droits humains. 
La Commission demande aux pouvoirs publics de reconnaître un « droit à l’alimentation » à valeur constitutionnelle, régi par une loi-cadre tout en favorisant la participation citoyenne pour faire vivre l’approche par les droits. Cette reconnaissance doit permettre à la France de respecter ses engagements internationaux tout en permettant de renforcer la reconnaissance, l’effectivité et l’opposabilité du « droit à l’alimentation ». 

Proposant une présentation de la situation actuelle, l’avis revient sur le droit international relatif au droit à l’alimentation, sur l’état du droit positif français et sur les recommandations internationales adressées à la France tout en rappelant les difficultés qui s’expriment en l’absence de reconnaissance de ce droit.

 

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