La CNCDH a adressé des lettres au Procureur de la République de Paris, ainsi qu'à la vice-procureure cheffe de la section des Mineurs du Parquet de Paris, sur la situation des mineurs non accompagnés

Date d’adoption
29 juin 2026
Thème
Mineurs non accompagnés
Mis à jour le 10 juillet 2026
La CNCDH a été alertée par plusieurs acteurs de la société civile et l’acteur institutionnel qu’est la Miprof de positions prises par la section des mineurs du parquet de Paris tendant à refuser la désignation d’un administrateur ad hoc pour des mineurs non accompagnés (MNA) se déclarant mineurs et dont le refus de reconnaissance de minorité fait l’objet d’un recours devant le juge des enfants. Une telle décision du parquet fait obstacle à l’accès aux droits des MNA concernés, notamment le dépôt d’une demande d’asile auprès de l’Ofpra.
En tant qu’Institution nationale des droits de l’Homme, accréditée auprès des Nations unies, la CNCDH veille au respect des droits consacrés par la Convention internationale des droits de l’enfant, et notamment son article 3.1.
Plusieurs décisions de référé-liberté, après intervention du Défenseur des droits (voir notamment décision n° 2026-37 du 28 février 2026) ont confirmé que les refus des préfectures d’enregistrer des demandes d’asile au motif que les MNA ne disposaient pas d’administrateur ad hoc plaçaient le mineur dans une situation particulière de vulnérabilité et précarité et constituaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d’asile.
La position du Parquet des mineurs apparait ainsi non seulement contraire au cadre international fixé par les Nations Unies mais également outrepasser ses prérogatives puisqu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur la minorité ou la majorité d’un MNA se déclarant mineur.
Date d’adoption
29 juin 2026
Thème
Mineurs non accompagnés
